Prémisses de SCORE

Après l'échec de "Mod-SEF" (2000-05), et dans la foulée des négociations de 2008 sur le nouveau système de rémunération à l'État, il était convenu avec les organisations représentatives de lancer une révision du système d'évaluation de fonctions. Le Conseil d'État a fait appel à des consultants externes, GFO. Contrairement à "ModSEF", il n'a pas été prévu d'y associer les organisations représentatives du personnel avant la fin des travaux.

En 2010 débute le projet SCORE – 'Système COmpétences - Rémunération - Evaluation', avec un premier répertoire d'emplois-référence (RépER) basé sur 211 fonctions représentatives. Le projet déclare vouloir 'améliorer la transparence', 'assurer la cohérence' et 'valoriser le travail des employés', vœux contredits dans la réalité.

A partir de 2011, l'OPE adopte les 'Critères de pondération de la grille des emplois-référence' et débute le classement des fonctions sur un nouveau système à 20 classes. L'écart prévu entre classes n'est plus constant (principe linéaire actuel, ~4.5%) mais progressif, allant de 3.6% à 10%. Des 'interviews' sont organisées – en très petit nombre – pour noter et positionner les fonctions. Les résumés des notations, ainsi que la description des niveaux, ne seront jamais communiqués pour l'ensemble des fonctions.

En 2012, les travaux de l'OPE et de GFO se poursuivent avec le positionnement des postes dans le grille, et l'échelle de traitements qui intègre le 14ème salaire des cadres supérieurs, et (l'écart entre les salaires min./ max. passe de 1: 3.5 à 1: 4.0!). La séance du 08.02.12 se cantonne au domaine technique, est reste très évasive sur les questions (posées par le Cartel intersyndical) de "% de sous-critères", des "écarts entre classes", des "effets induits des réévaluations de fonctions" et des comparaisons d'échelles de classes actuelles et SCORE, mais le principe d'un "salaire au mérite" semble écarté.