Quand les sociétés paient moins, ce sont les gens qui paient plus!

«La chute des recettes tirées de l’impôt sur les bénéfices des sociétés entraîne un accroissement de la pression sur les particuliers».

Ce constat est fait par l’Organisation de coopération et développement économique (OCDE) en décembre 2015. Autrement dit, depuis que les recettes de l’imposition des bénéfices des sociétés – les personnes «morales» – diminuent, ce sont les personnes physiques, des gens en chair et en os, qui sont appelées à compenser, par l’impôt, les cadeaux faits aux sociétés!

Avec la RIE III ce sont aussi bien les quantités contenues dans l’assiette – la part des bénéfices soumise à l’impôt – que la taille de la fourchette – le taux d’imposition – qu’on réduit pour le plus grand bien des actionnaires à qui les bénéfices sont redistribués sous forme de dividendes! Quant à celles et ceux, la majorité de la population, que l’assiette contribue à nourrir, il faudra qu’ils se satisfassent de moins de prestations publiques, tout en voyant leurs propres impôts et les taxes augmenter!

Le taux d’imposition des bénéfices des entreprises en Europe: tableau comparatif