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PB2027 – Manifestation le 1er octobre, à 18h au Parc des Cropettes

MANIFESTATION LE JEUDI 1er OCTOBRE À 18 H — PARC DES CROPETTES

Le Cartel appelle le personnel des services publics et du secteur subventionné, ainsi que l’ensemble de la population, à manifester contre les coupes prévues dans le projet de budget 2027. Venez nombreuses et nombreux !

 

PB 2027 : les besoins augmentent, les coupes se multiplient

Le Conseil d’État reconnaît la hausse des besoins dans la santé, le social et l’enseignement. Il choisit pourtant de réduire des prestations, de freiner les effectifs et de s’en prendre aux mécanismes salariaux.

Le 17 septembre, le Conseil d’État a présenté son projet de budget 2027 et son plan financier quadriennal 2027–2030. Le Cartel s’oppose à l’orientation retenue : réduire les dépenses liées à des besoins reconnus sans proposer de recettes nouvelles à la hauteur de la situation.

Selon le décompte des organisations syndicales, les baisses fiscales décidées depuis 1999 représentent aujourd’hui plus de 2 milliards de francs de recettes annuelles en moins.

Et ce n’est pas fini : une majorité de la Commission des finances a eu le culot de demander une nouvelle baisse de 20 % de l’impôt sur la fortune, au bénéfice des contribuables les plus fortunés. À Genève, l’écart entre les plus riches et le reste de la population continue ainsi de se creuser.

Ce n’est pas au personnel ni aux personnes les plus précarisées de payer ces choix.

Des besoins reconnus, mais des prestations réduites

La population augmente et vieillit. Les besoins progressent dans les soins hospitaliers, le maintien à domicile, l’aide sociale, la protection des mineurs et des adultes, le handicap et l’enseignement.

Le Conseil d’État le reconnaît lui-même. Il prévoit pourtant :

  • 8,1 millions de francs d’économies sur les prestations sociales ;

  • 5,5 millions sur les missions d’intérêt général confiées aux HUG et à l’IMAD ;

  • 2,5 millions de moins pour les TPG.

Licenciements en vue ?

Le secteur subventionné est également touché. Le projet prévoit une réduction de 4 % des indemnités et aides financières concernées, sous réserve d’exceptions, soit 10,7 millions dès 2027.

L’entier du coût de la FASe est par ailleurs transféré aux communes.

Là encore, des licenciements sont-ils à prévoir ?

Ces mesures ne frapperont pas toutes les associations de manière identique. Pour les institutions concernées, elles pourront toutefois entraîner une réduction des activités, des postes menacés ou des prestations restreintes.

Salaires et postes : le personnel paie encore

Aucune indexation des traitements n’est prévue. Selon les calculs du Cartel, la perte cumulée de pouvoir d’achat atteindra 3,2 % en 2027, compte tenu des prévisions d’inflation pour 2026 et 2027.

L’annuité sera versée en 2027 après sa suppression en 2026, mais le PFQ prévoit de la supprimer à nouveau en 2028 et en 2030.

L’annuité reconnaît l’expérience acquise et constitue, pour de nombreuses fonctions, la seule progression salariale régulière. Dans le secteur privé, des évolutions de carrière sont possibles et des bonus peuvent être attribués. À l’État et dans les secteurs qui appliquent ces dispositions, il faut vingt-deux ans pour parcourir l’ensemble des annuités, qui représentent environ 35 % du traitement.

Avec une annuité tous les deux ans, il faudrait 44 ans pour atteindre les 22 annuités. Autant dire qu’il s’agit d’une suppression déguisée.

S’y ajoutent la suppression projetée du doublement du dernier salaire avant la retraite, la réduction de deux jours du pont de fin d’année ainsi que différentes diminutions d’indemnités et de décharges.

Le Conseil d’État affiche par ailleurs une hausse de 363,6 équivalents temps plein (ETP). Après déduction des postes déjà accordés en 2026 et de l’intégration de la Caisse cantonale genevoise de chômage, l’augmentation réelle se limite à 108,1 ETP, soit 0,6 %.

Dans le même temps, le projet prévoit le non-remplacement d’une partie des départs dans l’administration, aux HUG, à l’IMAD, à l’Hospice général, à la HES et à l’Université. Le Cartel s’opposera à toute réduction de cette hausse déjà minimale et refuse l’instauration d’un « stop personnel ».

Le Conseil d’État prévoit enfin 843 millions de francs d’investissements. Ces projets devront être planifiés, réalisés et contrôlés : ils nécessiteront eux aussi du personnel.

L’addition pour le personnel

  • 3,2 % de pouvoir d’achat perdu faute d’indexation ;

  • 1 à 2,6 % de progression salariale en moins chaque année sans annuité, avec une perte cumulative sur toute la carrière ;

  • deux jours de congé en moins ;

  • un quasi-« stop personnel », avec moins de postes et davantage de pression sur les équipes.

Les ménages mis à contribution

Dès 2027, le Conseil d’État veut limiter la déduction fiscale des primes d’assurance-maladie à la prime moyenne cantonale. Cette mesure représente 32,5 millions de francs d’impôts supplémentaires.

Le PFQ prévoit ensuite de supprimer l’indexation des subsides d’assurance-maladie, de réduire certaines augmentations de leur barème et de relever les taxes universitaires. Ces mesures toucheront directement les ménages, notamment la classe moyenne.

Dans le même temps, la baisse de l’impôt sur le revenu entrée en vigueur en 2025 prive à elle seule le canton d’environ 326 millions de francs par année. Le Conseil d’État ne peut pas soutenir des baisses d’impôts, constater ensuite un manque de recettes et en faire supporter les conséquences au personnel et aux bénéficiaires des prestations.

L’addition pour les ménages

  • moins d’aides sociales ;

  • davantage d’impôts : une manière de revenir sur la baisse fiscale votée en 2024, mais uniquement pour les ménages les moins fortunés.

Les exigences du Cartel

  • Le Cartel demande l’abandon des mesures qui réduisent les prestations et les moyens du secteur subventionné.

  • Il exige le maintien et la création des postes nécessaires aux missions publiques, le versement de toutes les annuités et l’indexation des traitements.

  • Avant toute nouvelle réduction des prestations ou dégradation des conditions de travail, le Conseil d’État doit présenter des recettes nouvelles fondées sur les capacités contributives des hauts revenus, des grandes fortunes et des grandes entreprises.

Le Cartel poursuivra son analyse des mesures annoncées et informera le personnel et la population de leurs conséquences.

Documents officiels : Projet de budget 2027 — Plan financier quadriennal 2027–2030

 

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